Un chatbot, ou agent conversationnel, est un logiciel avec lequel on converse. Il existe depuis longtemps sous une forme simple : la petite fenêtre d’aide d’un site, avec ses boutons et ses réponses toutes faites. Ces chatbots suivent un scénario écrit à l’avance et se perdent dès que la question sort du cadre.
Les chatbots fondés sur un LLM, comme ChatGPT, Claude, Gemini ou Mistral Vibe, l’assistant de Mistral AI, ont changé la donne. Ils comprennent une question formulée librement, tiennent une conversation, rédigent, résument et traduisent. En entreprise, on les retrouve au service client, dans l’aide aux salariés pour les questions RH ou informatiques, ou comme assistants de rédaction.
Leurs limites sont connues :
- ils peuvent se tromper avec assurance : ce sont les hallucinations ;
- ils ignorent vos règles et vos documents internes tant qu’on ne les leur fournit pas, ce que permet par exemple le RAG ;
- ce que l’on colle dans un assistant en ligne quitte l’entreprise, et peut servir à entraîner l’IA selon l’offre et les réglages.
Un chatbot répond, mais en général il n’agit pas. Quand l’IA enchaîne elle-même des actions, comme créer un fichier, tester un outil ou remplir un tableau, on parle plutôt d’agent IA. La frontière se brouille toutefois, car les assistants de conversation gagnent peu à peu ce genre de capacités.
Exemple
Sur le site d’un loueur de matériel, un chatbot répond aux questions sur les horaires et les tarifs ; dès qu’un client évoque un litige, il passe la main à Fatou, au service réclamations.