Avant même votre premier message, l’IA a déjà reçu des instructions : c’est le prompt système. Rédigé par l’éditeur de l’application, ou par l’entreprise qui l’a configurée, il lui dit quel rôle tenir, sur quel ton répondre, ce qu’elle doit faire ou refuser. L’utilisateur ne le voit généralement pas, mais il pèse sur chaque réponse.

Vous pouvez souvent en écrire une partie vous-même. ChatGPT et Claude permettent de noter, dans leurs réglages ou dans un projet, votre métier, vos préférences ou le format attendu : l’IA en tient compte sans que vous le répétiez. Un chatbot de support RH, par exemple, aura un prompt système qui lui demande de répondre seulement à partir des accords d’entreprise et de renvoyer vers un humain en cas de doute.

Quand vous créez un outil avec Claude Code, le fichier CLAUDE.md joue un rôle proche : on y note les règles du projet, et Claude Code les lit avant de se mettre au travail.

Attention : un prompt système n’est pas un verrou. Une demande habile, ou un texte piégé caché dans un document, peut pousser l’IA à s’en écarter : c’est l’injection de prompt. N’y mettez donc jamais de secret, comme un mot de passe, et ne comptez pas sur lui seul pour protéger des données.

Exemple

Au service après-vente d’une enseigne d’électroménager, Malik a rédigé le prompt système de l’assistant des conseillers : des réponses de cinq lignes au plus, appuyées sur les fiches produits, et un renvoi vers un technicien pour toute question de sécurité.