Le cahier des charges décrit un projet avant sa réalisation : le besoin, les utilisateurs, ce que l’outil doit permettre, les règles à respecter, les contraintes de délai ou de budget. En entreprise, il sert de contrat entre ceux qui expriment le besoin et ceux qui le réalisent, service informatique ou prestataire. On distingue souvent le cahier des charges fonctionnel, qui dit ce que l’outil doit faire, des spécifications techniques, qui disent comment. Il prend traditionnellement la forme d’un long document, souvent écrit en plusieurs semaines puis figé, avec un risque connu : quand l’outil arrive enfin, le besoin a changé.

Avec l’IA, le cahier des charges prend une forme plus légère : le prompt. Un bon prompt en reprend l’essentiel :

  • pour qui est l’outil ;
  • ce que chacun fait : qui remplit, qui valide, qui consulte ;
  • les informations à garder ;
  • les règles, dont qui voit quoi ;
  • le résultat attendu.

Vous pouvez aussi demander à l’IA de vous poser ses questions, puis de proposer un plan que vous validez avant toute fabrication ; c’est le rôle du mode Plan de Claude Code. Les règles importantes peuvent ensuite être notées dans un fichier que l’IA consulte à chaque séance de travail, comme CLAUDE.md.

Le piège inverse existe : un prompt trop vague. L’IA ne devine pas vos règles maison. Le cahier des charges devient plus court, mais il ne disparaît pas : il s’enrichit au fil des tests.

Exemple

Pour un outil d’inscription aux formations, Agathe, responsable formation, remplace le cahier des charges de vingt pages qu’elle aurait écrit pour un prestataire par un prompt d’une demi-page, complété au fil des tests.