Le prompt engineering, ou ingénierie de prompt, rassemble les techniques pour bien formuler ses demandes à une IA. Le nom fait technique, mais il s’agit surtout d’écrire clairement, comme pour un collègue qui découvrirait le dossier : l’IA ne sait que ce que vous lui dites.

Quelques techniques simples, qui marchent avec la plupart des assistants :

  • donner un rôle et un contexte : « Tu es juriste en droit du travail et tu réponds à un manager » ;
  • montrer un ou deux exemples de ce que vous attendez ;
  • préciser le format de la réponse : un tableau, une liste, cinq lignes au plus ;
  • inviter l’IA à vous interroger avant de répondre ;
  • lui demander de relire et de critiquer sa propre réponse.

Avec les modèles récents, les formules « magiques » comptent moins qu’avant. Ce qui fait la différence, c’est ce que vous savez du métier : les règles maison, les cas particuliers, les exceptions. L’IA ne les devine pas, et c’est là qu’une personne du métier a un vrai avantage.

Appliqué à la création d’un outil interne, le prompt engineering revient à bien tenir le rôle de chef de projet : décrire le besoin avec précision, tester le résultat, puis corriger une chose à la fois. Gardez vos meilleurs prompts : ils resserviront pour les prochains outils.

Exemple

En contrôle de gestion, Clément a remarqué qu’en joignant à son prompt un exemple de tableau déjà rempli, l’IA respecte enfin le format attendu par la direction.