Un logiciel open source, littéralement « à source ouverte », publie son code source : tout le monde peut le lire, l’utiliser, l’adapter et le partager, dans les conditions fixées par sa licence. Firefox, LibreOffice, VLC, WordPress ou le système Linux en sont des exemples connus. À l’inverse, le code d’un logiciel propriétaire reste secret, et son usage est fixé par l’éditeur.

On parle aussi de logiciel libre. Les deux notions désignent presque les mêmes logiciels, avec une nuance de philosophie : le logiciel libre insiste sur les libertés de l’utilisateur, l’open source sur les avantages pratiques du partage. Pour les modèles d’IA, la notion est plus floue : un modèle dit open source ne publie pas toujours tout ce qui a servi à le créer.

Pour une entreprise, l’open source apporte de la transparence, puisque chacun peut vérifier ce que fait le logiciel, et de l’indépendance vis-à-vis d’un fournisseur. Il est aussi partout sans qu’on le voie : une application créée avec l’IA repose presque toujours sur des briques open source, comme des frameworks, que l’IA assemble pour vous. Trois idées reçues sont à corriger :

  • open source ne veut pas dire sans coût : il faut l’installer et le maintenir, et des entreprises vendent du support ;
  • open source ne veut pas dire sans règles : certaines licences imposent de partager sous la même licence un logiciel modifié que l’on redistribue ;
  • open source ne veut pas dire sûr par nature : une brique abandonnée par ses auteurs ne reçoit plus de corrections.

Exemple

Arnaud, responsable informatique d’une collectivité, privilégie les logiciels open source, comme LibreOffice pour la bureautique, pour ne pas dépendre d’un seul éditeur et garder la main sur ses outils.