La plupart des assistants connus fonctionnent avec des modèles fermés : on les utilise en ligne, chez l’éditeur, sans pouvoir les télécharger. Un modèle open source, ou modèle ouvert, est au contraire publié : n’importe qui peut le récupérer, l’installer sur ses propres serveurs et l’adapter à ses besoins. Mistral AI, Google avec Gemma, OpenAI, Meta avec Llama ou plusieurs laboratoires chinois en ont publié.

Attention au vocabulaire. Le plus souvent, l’éditeur publie seulement les poids du modèle, c’est-à-dire les réglages appris pendant l’entraînement, mais pas ses données d’entraînement. On parle alors plutôt de modèle « à poids ouverts ». Et les licences varient : certaines autorisent tout usage commercial, d’autres posent des conditions. Lisez-les avant de vous lancer.

Pour une entreprise, l’intérêt est surtout le contrôle :

  • les données restent chez vous, ce qui sert la souveraineté des données ;
  • vous ne dépendez pas d’un seul fournisseur ;
  • vous pouvez adapter le modèle, par fine-tuning par exemple.

En contrepartie, il faut des serveurs puissants, des compétences techniques et quelqu’un pour assurer les mises à jour et la sécurité. Pour la plupart des équipes non techniques, un assistant du marché, avec une offre entreprise adaptée, reste bien plus simple à utiliser.

Exemple

Dans un cabinet d’expertise comptable, le service informatique installe un modèle ouvert sur les serveurs du cabinet, pour que l’équipe de Manon puisse résumer des dossiers clients sans qu’ils quittent le cabinet.