Un ordinateur ne comprend pas le français. Pour lui dire quoi faire, les développeurs écrivent dans des langages de programmation : des langues au vocabulaire réduit et à la grammaire stricte, où chaque virgule compte. Il en existe un très grand nombre, mais quelques-uns dominent, comme JavaScript, Python, PHP, Java ou C#. SQL, lui, sert à interroger les bases de données.

Chaque langage a ses usages. Dans une application web, JavaScript fait fonctionner les écrans affichés dans le navigateur, tandis que la partie qui tourne sur le serveur peut être écrite en PHP, en Python, en JavaScript ou en Java. HTML et CSS décrivent le contenu et l’apparence des pages ; ce ne sont pas à proprement parler des langages de programmation.

Pour vous, la grande nouvelle est que vous n’avez plus besoin d’en apprendre un. Vous écrivez votre prompt en français ; l’IA écrit le code dans le langage adapté. On entend parfois que la langue de tous les jours est devenue le nouveau langage de programmation. C’est en partie vrai, puisque le prompt remplace le code écrit à la main, mais l’outil final reste écrit dans un vrai langage.

Faut-il choisir ? En général, non : laissez l’IA proposer. Une exception : si votre service informatique doit un jour reprendre l’outil, demandez-lui quel langage il maîtrise et précisez-le dans le prompt. Évitez aussi les choix rares, que peu de gens sauront relire.

Exemple

Pauline, trésorière, fait créer par Codex un outil de prévision de trésorerie ; à la demande de la DSI, elle précise dans son prompt le langage que l’équipe informatique maîtrise déjà, pour pouvoir lui confier l’outil un jour.