Le modèle est le « cerveau » d’une IA. On l’obtient en entraînant un programme sur un très grand nombre d’exemples, jusqu’à ce qu’il sache reconnaître, prédire ou rédiger. Une fois entraîné, il ne change plus : il applique ce qu’il a appris à chaque nouvelle demande. Les plus grands, capables de mille tâches différentes, sont parfois appelés modèles de fondation.

Il ne faut pas confondre le modèle et l’application qui l’utilise. Claude est à la fois le nom de l’assistant et celui des modèles d’Anthropic ; ChatGPT, l’application d’OpenAI, s’appuie sur les modèles GPT. Un même modèle peut servir dans un assistant de conversation, dans un agent qui écrit du code ou dans un logiciel d’entreprise.

Les éditeurs proposent en général plusieurs modèles :

  • des grands, plus capables, mais plus lents et plus coûteux ;
  • des petits, rapides et économiques, pour les tâches simples ;
  • des modèles de raisonnement, qui prennent le temps de réfléchir avant de répondre.

Piège fréquent : croire qu’un modèle apprend de vos conversations au fil de l’eau. Il ne retient rien d’une conversation à l’autre, sauf si l’application lui fournit une mémoire ou des documents. Vos échanges peuvent seulement servir, selon votre offre et vos réglages, à entraîner les modèles suivants. Et quand l’éditeur publie un nouveau modèle, les réponses peuvent changer : un prompt qui marchait bien mérite alors d’être retesté.

Exemple

À la direction financière, Hugo utilise un petit modèle rapide pour trier les notes de frais, et réserve le modèle le plus puissant à l’analyse des contrats fournisseurs.