Un webhook permet à un logiciel de prévenir un autre logiciel au moment même où quelque chose se passe. Une commande est payée sur la boutique en ligne, un contrat est signé, un formulaire est envoyé : le premier logiciel envoie aussitôt un petit message à une adresse web fournie par le second, qui peut alors réagir.

La différence avec une API se comprend avec une image. Interroger régulièrement une API, c’est appeler le transporteur toutes les heures pour savoir si votre colis est arrivé. Un webhook, c’est recevoir un SMS dès qu’il est livré : moins de demandes inutiles, et une réaction immédiate.

Les webhooks sont au cœur de beaucoup d’automatisations : créer le dossier d’un client dès que son devis est signé, publier une alerte dans la messagerie de l’équipe quand un incident est signalé, mettre à jour un stock après une vente. Les outils d’automatisation no-code s’en servent beaucoup.

Si vous en demandez un à l’IA, nommez un responsable qui sait que ce lien existe, et gardez en tête deux points :

  • l’adresse qui reçoit les messages doit vérifier qu’ils viennent bien du bon logiciel, en général grâce à une signature, une sorte de cachet secret. Sinon, n’importe qui connaissant l’adresse pourrait envoyer de faux événements ;
  • il faut prévoir ce qui se passe si un message se perd, par exemple parce que l’outil qui devait le recevoir était arrêté.

Exemple

Quand une commande est payée sur la boutique en ligne, un webhook prévient aussitôt l’outil de préparation de Sébastien, à l’entrepôt : la commande apparaît dans sa liste sans que personne ne la recopie.