Une maquette montre à quoi ressemblera un outil avant qu’il existe : où se trouvent les boutons, quelles informations apparaissent sur chaque écran, comment on passe de l’un à l’autre. Ce peut être un simple croquis sur papier, un schéma en noir et blanc appelé wireframe, ou une image très détaillée réalisée dans un logiciel de design comme Figma. Dans tous les cas, on ne peut pas s’en servir : c’est une image, pas un outil.
Son intérêt est de mettre tout le monde d’accord à moindre coût. Modifier un dessin prend quelques minutes ; modifier une application déjà construite prend plus de temps. Une maquette aide aussi à repérer tôt ce qui manque : une colonne oubliée, un bouton mal placé, une étape inutile.
Avec l’IA, la maquette trouve un nouvel usage : vous pouvez la joindre à votre prompt. Une photo de croquis ou la capture d’un écran que vous aimez aide l’IA à comprendre la disposition voulue, souvent mieux qu’une longue description. Et comme l’IA peut fabriquer un prototype en quelques heures, il est parfois plus simple de passer directement à un outil cliquable et de corriger à partir de là.
Le piège d’une belle maquette est de faire oublier l’essentiel. Elle montre les écrans, pas les règles : qui a le droit de valider, ce qui se passe quand une demande est refusée, qui voit quelles informations. Ces questions doivent figurer dans le prompt, maquette ou pas.
Exemple
Sarah, responsable du service client, dessine sur papier l’écran de suivi des réclamations qu’elle imagine, le prend en photo et le joint à son prompt pour que l’IA comprenne la disposition voulue.