En français, « sauvegarder » a deux sens qu’il vaut mieux ne pas confondre. Enregistrer le fichier sur lequel on travaille, c’est le garder à jour. Faire une sauvegarde, ou backup, c’est conserver une copie des données ailleurs, que l’on pourra restaurer le jour où l’original est perdu ou abîmé. C’est l’une des bases de la cybersécurité.

Une bonne sauvegarde suit quelques règles simples. La plus connue, la règle 3-2-1, recommande trois copies des données, sur deux supports différents, dont une hors de l’entreprise. La sauvegarde doit aussi être :

  • automatique, pour ne dépendre de la mémoire de personne ;
  • séparée, pour qu’une attaque ou une erreur ne touche pas à la fois l’original et la copie ;
  • testée : une sauvegarde que l’on n’a jamais essayé de restaurer n’est qu’un espoir.

Pour un outil interne, c’est d’abord sa base de données qu’il faut sauvegarder : le code se retrouve dans ses versions successives, les informations saisies par l’équipe, non.

Piège fréquent : prendre un dossier synchronisé dans le cloud, qui se met à jour tout seul sur tous vos appareils, pour une sauvegarde. Si un fichier y est supprimé, ou bloqué par un rançongiciel, un logiciel malveillant qui chiffre les fichiers pour réclamer une rançon, la synchronisation peut reproduire le dégât partout.

Exemple

Un matin, l’agence immobilière de Martine découvre que ses fichiers clients sont bloqués par un rançongiciel. Grâce à une sauvegarde gardée hors du réseau et testée chaque mois, l’équipe reprend le travail le jour même.

Avec Toolify

Sur Toolify, chaque outil a sa propre base de données, conservée d’une version à l’autre. Réactiver une version précédente garde les données actuelles : c’est un retour en arrière sur l’outil, pas une restauration des données.