L’expression a deux sens, et les deux comptent pour une équipe qui crée ses outils.
Au sens du RGPD, les données sensibles forment une liste précise : l’origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques, l’appartenance syndicale, les données génétiques, les données biométriques qui servent à identifier quelqu’un, comme une empreinte digitale, les données de santé, la vie sexuelle et l’orientation sexuelle. Leur utilisation est interdite par principe, sauf exceptions prévues par les textes, comme le consentement explicite de la personne ou certaines obligations de l’employeur.
Au sens courant, on parle aussi de données sensibles pour tout ce qui ferait du tort en cas de fuite : salaires, coordonnées bancaires, contrats, tarifs négociés, stratégie. Le numéro de sécurité sociale, par exemple, ne figure pas dans la liste du RGPD, mais son usage est strictement encadré en France.
Pour un outil créé avec l’IA, la règle est simple : un premier outil ne devrait pas en contenir. Quand le besoin l’exige, collectez le strict minimum, limitez l’accès à quelques personnes et faites vérifier l’outil avant qu’il ne reçoive des données réelles. Un suivi des absences n’a ainsi pas besoin du motif médical d’un arrêt : c’est une donnée de santé.
Exemple
Avant de transformer en outil le tableau des primes, Véronique, gestionnaire de paie, crée une première version avec des salaires inventés et réserve l’accès à deux personnes.
Avec Toolify
Sur Toolify, un outil reste invisible tant qu’il n’est pas partagé, et chaque personne invitée n’y a que les droits de son rôle : Lecteur, Éditeur ou Propriétaire.