L’expression vient de l’anglais « citizen developer ». Elle désigne une personne des RH, des ventes, de la comptabilité ou des opérations qui crée des applications ou des automatisations pour son équipe, sans être développeur de métier. Ce n’est pas un titre de poste, mais un rôle que l’on prend en plus du sien.

Longtemps, les développeurs citoyens ont utilisé des outils no-code ou low-code, qui permettent d’assembler une application à la souris, dans les limites prévues par l’outil. L’IA élargit beaucoup ce qu’ils peuvent faire. Avec Claude Code ou Codex, il leur suffit de décrire leur besoin dans un prompt, et l’IA se charge d’écrire le logiciel. Le développeur citoyen devient chef de projet : il décrit le besoin, il teste, il fait corriger.

Son grand atout : il connaît le besoin mieux que personne et n’attend pas qu’une équipe technique se libère. Sa limite : ce qui vient après la création. Un outil utilisé par toute une équipe doit être vérifié, mis en ligne, partagé avec les bonnes personnes et maintenu dans le temps. Sans cadre, ces outils risquent de devenir du shadow IT.

Le piège : croire qu’il faut apprendre à coder. Ce qui compte, c’est de savoir décrire précisément ses règles métier et de tester sérieusement les cas difficiles.

Exemple

Gaëlle, assistante comptable, a créé avec Claude Code un outil qui recense les factures fournisseurs en attente de validation ; tout son service le consulte chaque matin.

Avec Toolify

Avec Toolify, le développeur citoyen reste chef de projet : l’IA écrit l’outil, et Toolify s’occupe de le vérifier puis de le mettre en ligne pour toute l’équipe.